l’heure du carpe diem

Couple de policiers tués à Paris par un allié de l’État Islamique. L’agresseur de l’Université de Stanford, suite à son procès, reçoit une sentence ridiculement minimale, qui risque d’être écourtée davantage. 49 individus décédés et 53 blessés dans un bar gai à Orlando, par un homme homophobe qui aurait des liens avec l’État Islamique. Chanteuse Christina Grimmie tuée par balle à l’âge de 22 ans, pendant qu’elle signait des autographes. 224 personnes tuées en Syrie depuis le début du Ramadan. Plus de 250 000 sont morts depuis le début de la guerre civile.

 J’ai mal. J’ai mal d’être témoin d’autant de cruauté et de violence. J’ai mal de voir à quel point le monde peut être un endroit terrifiant. Surtout, j’ai mal de me sentir impuissante face à toute cette haine.

 C’est certain que dans mon petit appartement dans une ville tranquille du Québec, je ne me sens pas particulièrement concernée par les bombardements et les fusillades. Je ne me sens pas comme une cible qui pourrait être visée à tout moment. Par contre, le fait que je me sens à l’abri (pour l’instant), ne m’empêche pas de vouloir faire quelque chose pour contribuer.

 Malheureusement, les possibilités sont plutôt limitées. À part partir à l’étranger pour faire du bénévolat, ou me lancer en politique américaine pour tenter de mieux réglementer les lois concernant les armes à feu, il y a peu de gestes très concrets que je peux poser.

 Donc, voici ma solution. Je vous encourage tous à essayer de faire de même, si cela vous intéresse. Je vais m’efforcer à faire deux choses, sur une base quotidienne.

 1. Faire preuve de gratitude. Je vais apprécier chaque moment, heureux ou difficile, que je vis. Je vais tenter de me lever chaque matin en me disant : « Je suis vivante, je suis choyée, je suis en santé. » Non ma vie n’est pas parfaite. Elle est parsemée d’embuches qui rendent parfois le quotidien plus difficile, mais j’ai tellement plus de raisons de sourire, que de me plaindre.

 2. Donner tout l’amour que j’ai à ceux qui m’entourent. Je vais leur dire que je les aime, je vais leur montrer, je vais faire mon possible pour qu’ils sachent à quel point j’apprécie leur présence dans ma vie. Je réalise à quel point le bonheur, même la vie elle-même, est fragile. Personne n’est invincible. Pas ma famille, pas mon copain, pas mes amis, pas même moi.

 Je crois que ces temps-ci, l’expression latine Carpe Diem (« cueille le jour présent sans te soucier du lendemain »)prend réellement tout son sens. Alors aimez sans retenue, souriez autant que vous le pouvez et réalisez la chance que vous avez d’être en vie. Mettons la peur du ridicule de côté, oublions l’égoïsme et essayons de faire preuve de compassion, puisque demain n’est pas une garantie.

 Mais aujourd’hui, oui.

 -Mylène Gosselin

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Mylène Gosselin, 20 ans, proclamée Meilleure écrivaine émergente de l’année par mon chat, Arthur. Toujours à l’affût de produits de maquillage à prix charmants, de comptes Instagram inspirants, de livres à lire absolument et d’artistes débordants de talent.

 

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