Critique littéraire : The Effigies.

The Effigies

Nom du livre

The Effigies

Écrit par

Sarah Raughley

Ma note

7/10

Résumé

Quel est le plus dangereux : le feu qui couve en elle ou les souvenirs qui menacent de s’emparer de son esprit ?

« Je m’appelle Maia Finley, j’ai seize ans et je suis la nouvelle Effigie. »

Depuis quelques jours, Maia se répète ces mots en boucle, sans oser les prononcer à voix haute. Car à la minute où le monde l’apprendra, sa vie basculera. Elle deviendra une véritable célébrité, ses fans boiront la moindre de ses paroles… et son espérance de vie chutera drastiquement.
C’est que les Effigies, ces jeunes femmes dotées chacune d’un pouvoir unique lié aux quatre éléments, ne sont pas là par hasard : elles doivent protéger l’humanité des spectres – des créatures de cauchemar – mélange de chairs pourrissantes et de ténèbres, qui la terrorisent depuis maintenant près d’une centaine d’années. À la mort de chaque Effigie, ses capacités, ainsi que la somme de ses souvenirs, se transmettent à son héritière choisie au hasard quelque part sur la planète.
Alors, quand Manhattan subit une attaque sans précédent, Maia n’a d’autre choix que de descendre dans l’arène. Elle qui idolâtre les Effigies, comme autrefois sa sœur jumelle morte dans un incendie, va cependant tomber de haut : les trois jeunes filles ne veulent plus entendre parler les unes des autres. Pourtant, le danger se rapproche, car un homme énigmatique, Saul, semble capable à la surprise générale de contrôler les spectres. Maia se retrouve aspirée dans une spirale infernale, au moment même où le feu qui couve en elle menace de la consumer tout entière !

Mon opinion

The Effigies marque le coup d’envoi d’une trilogie à l’aspect prometteur. Premier tome de la série, il met en place tous les éléments de cet univers nouveau. Le monde de l’histoire ressemble assez bien au nôtre, avec quelques modifications plutôt importantes. Par exemple, l’existence des Effigies et les spectres qui hantent le monde entier.

À la mort de la précédente Effigie du feu, Natalya, Maia prend sa place. Elle qui est à peine capable de produire une flamme doit se montrer à la hauteur, alors que le temps manque aux quatre filles. Malgré leurs personnalités aux antipodes, les filles doivent faire équipe pour vaincre Saul, qui semble avoir la capacité de contrôler les spectres.

J’ai bien aimé l’histoire, malgré quelques points négatifs. Les quatre filles, Maia, Belle, Chae Rin et Lake, sont très différentes les unes des autres et à la fois très stéréotypées.

Premièrement, il y a Belle. Elle est belle (HA!), talentueuse, l’idole de Maia… Et très froide. Un peu bitch sur les bords. Belle est considérée la meilleure Effigie du groupe, presque invincible. Natalya étant son mentor, elle est d’abord bien peu chaleureuse envers Maia. Nous apprenons seulement plus tard la raison de son comportement parfois égocentrique.

Deuxièmement, Chae Rin. Au début de l’histoire, elle vit au Québec où elle se produit pour un cirque. Elle est rebelle et ne semble pas vouloir respecter la majorité des règles. Sa mission précédente ayant mal tournée, elle est à ce moment suspendue de ses fonctions.

Troisièmement, Lake. Lake est la célébrité du groupe. Davantage intéresséee par la gloire que par la bataille et terrorisée par les spectres, Lake n’est vraiment pas intéressée à retourner au combat. Elle est le seul personnage dont un peu voir au moins un infime changement dans le comportement au fur et à mesure que l’histoire avance.

Finalement, Maia. Toujours au secondaire, un peu geek, Maia est la fille « normale ». Elle est celle qui ne semble pas se mêler au groupe, mais qui est pourtant celle qui les unis. À peu près comme n’importe quelle héroïne d’un roman YA, quoi.

Malgré ces stéréotypes, les personnages sont tout de même attachants.

Un petit quelque chose qui m’a déplu. Nous apprenons dès le début que Maia est une très grande fan des effigies. Trop grande fan. Ses commentaires étaient parfois un tantinet embarrassants et j’avais franchement envie de l’attraper par les épaules et la secouer en criant : « Mais qu’est-ce que tu fabriques? Arrête immédiatement de parler! »

Pour ceux qui aiment les histoires d’amour, ce roman n’est probablement pas pour vous. L’histoire ne tourne pas autour de cela, quoique Maia a un béguin envers un garçon, qui a le béguin envers elle en retour. J’imagine que le prochain tome explorera davantage cette partie, qui n’est décidément pas au centre cette fois-ci.

J’ai aimé lire cette histoire. C’était simple et intéressant. Peut-être pas le roman de l’année, mais il a un petit je-ne-sais-quoi. Malgré le fait que par moments le personnage de Maia me donnait envie de lancer le livre par ma fenêtre, c’était bon. J’ai lu le livre en quelques heures à peine tant il est facile de rentrer dans cet univers imaginé par Sarah Raughley, malgré quelques moments qui étaient un peu confus dus à des « plot hole », comme ils disent en anglais. Mais honnêtement, quel auteur n’en fait aucun?

Bref, j’ai tout de même hâte de lire le prochain tome.

Je recommande…

À ceux qui cherchent une histoire intéressante et facile à lire.

À ceux qui aiment le « girl power ».

Je ne recommande pas…

À ceux qui n’aiment que les histoires d’amour. Désolée, vous allez rester sur votre appétit!

À ceux qui ne veuillent pas attendre pendant une éternité pour le deuxième tome.

Où ai-je acheté le livre ?

Chez Renaud-Bray, pour environ 25$ !

 

 

Gabrielle Charron

 

 

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