La rentrée scolaire, un stress de plus!

Comme vous le savez, le mois d’août est déjà fini, il a emmené avec lui les barbecues entre amis, les feux de camp, les maillots de bain et les virées en voiture avec les fenêtres baissées. Le mois d’août a maintenant tiré sa révérence et laisse place au mois de septembre, au début des températures plus fraîches (même si c’est ça qu’on a eu tout l’été vive le Québec !), aux feuilles qui tombent sur le sol, aux décorations d’Halloween déjà dans les magasins et bien évidemment, à la rentrée scolaire. Cet événement à la fois réjouissant pour certains parents et franchement déprimant pour les étudiants.

Dans ma famille, nous sommes trois à recommencer à zéro dans une nouvelle école. La plus jeune rentre au secondaire, je commence finalement une formation professionnelle et ma sœur retourne au CÉGEP. Trois nouveaux commencements et pour toutes, un peu de panique.

Surprenamment, je suis sans doute la moins stressée du lot. Qui l’eût cru !

Ma cousine commence finalement le secondaire, comme plusieurs autres jeunes. Elle passe d’une toute petite école, à cet endroit qui accueille plus de 1000 étudiants. Nous avons tous passé par là et nous savons à quel point c’est stressant. À quel point nous nous sentons petits, jeunes et intimidés en regardant les « vieux » de secondaire 5. Et une fois rendu en secondaire 5, nous regardons les petits nouveaux et nous nous disons : « My God, on n’était pas petits de même nous autres ! »

Spoiler alert : Dude, oui on l’était.

Pourtant, comme je lui répète souvent, le secondaire n’est pas bien différent au final. Les étudiants sont plus vieux, mais les cours restent des cours, les profs restent des profs (sauf ceux qui sont plus proches de Satan incarné que d’un enseignant. Vous en connaissez tous un !), les devoirs restent des devoirs et les étudiants restent aussi immatures. Le secondaire n’est pas comme l’un de ces films américains. C’est juste une autre école.

Une autre étape.

Même chose pour le cégep. Les choses changent et se ressemblent. Toutefois, j’ai vu bien des choses étranges durant la seule session que j’ai fait (… avant d’abandonner. Ben oui qu’est-ce que tu veux, je suis rebelle de même).

Bon, j’étais quand même au Vieux Montréal, donc ça explique certaines choses.

J’avais l’impression que le cégep était une parodie du secondaire, avec ces jeunes qui se promenaient nus pieds ou en pantoufles, ce garçon qui courait partout pendant une journée dans l’un de ces one pièces qui te cache de la tête aux pieds, les étudiants qui faisaient « fuck off » et retournait chez eux après avoir vu que les escaliers roulants étaient en panne, la fameuse ruelle, et, ahh, la grève étudiante. Entendre des personnes courir partout en frappant sur des casseroles dans le corridor rend vraiment un cours de communication plus intéressant.


vie scolaire


 

Honnêtement, même si j’adorais cette école (je riais ben trop), arrêter a probablement été l’une des meilleures décisions de ma vie. Je m’étais inscrite en éducation spécialisée sur un coup de tête après avoir fait un test d’orientation sur internet et, sans surprise, je n’étais pas du tout à ma place. Honnêtement, si vous souhaitez un jour prendre une pause dans vos études, n’hésitez pas. Qui sait quand vous pourrez en reprendre une avant votre retraite ?

Bref, je m’égare.

Quand je pense à ma sœur, je comprends toutefois pourquoi elle est stressée. Retourné aux études à 23 ans, après des années sans être allé à l’école, prend du courage à mon avis. Je suis fière d’elle parce qu’après seulement un an et demi de pause, je trouve que la rentrée est un événement assez stressant… Quoique ma vie est en soit en un événement stressant à mes yeux, donc je ne suis pas certaine d’être un bon exemple. En tout cas, elle retourne à l’école dans un programme qui diverge totalement de son métier actuel.

Elle est chef pâtissière (PAUSE PUBLICITÉ : elle travaille à la pâtisserie Bois D’Amonts sur la montée Saint-Hubert à Saint-Hubert et a un talent absolument fou !) et s’en va étudier pour être technicienne en radio diagnostique. Quel changement ! Cependant, je crois sincèrement qu’elle va s’y plaire, même si elle va être avec « des petits jeunes », comme elle le dit si bien, à croire qu’elle a 60 ans et non 23, je suis certaine qu’elle va se sentir à sa place et s’intégrer.

À l’approche de la rentrée, je ne peux souhaiter qu’une seule chose. Que tout se passera bien. Pas seulement pour ma sœur, ma cousine et moi-même, mais bien pour toute personne qui recommence l’école, ou qui a déjà recommencé. Je pense à mes amis qui rentrent à l’Université, à tous ceux qui changent d’école, mais aussi à tous ceux qui ne font qu’aller dans une année de plus. Et une petite mention spéciale à ceux qui commencent un nouvel emploi, parce que, au fond, c’est la même chose.

Je nous souhaite à tous une belle rentrée scolaire !

Et pour les parents : amusez-vous bien à identifier chaque petit crayon de l’étui de votre petit. Bisous !

 

 

Gabrielle Charron

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