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Harcèlement et agression

Harcèlement et agression, campagne de dénonciations, quelles seront les suites?

Il y eu tout d’abord Harvey Weinstein qui fut accusée par de nombreuses actrices de harcèlement et d’agression sexuelle. S’en est suivi une campagne de dénonciation sur les réseaux où des victimes de gestes similaires ont utilisé les mots-clics #moiaussi, #metoo et #balancetonporc afin de se vider le coeur et de dénoncer ces abus. L’onde de choc a eu des répercussion jusqu’au Québec où les cas Salvail, Rozon et Parent on été exposés au grand jour.  Mon but ici n’est pas de commenter ces cas précis, mais on ne peut pas parler du phénomène et de l’après-coup sans en mentionner l’origine.

En tant que femmes, vous avez réussi un tour de force. Le poids médiatique de tous ces événements combinés est sensiblement le même que la couverture des attentats du 11 septembre 2001.  Vous avez amené sous les projecteurs un sujet tabou dont nous sommes tous au fait, mais dont les média parlent peu.  La force du nombre a fait que de plus en plus de femmes ont parlé, et ce ne peut qu’être bénéfique. En tant qu’hommes, ça nous a permis de constater à quel point on se doit de faire comprendre à nos femmes, nos filles, nos mères, nos soeurs, nos amies, nos collègues, que si elles vivent une situation semblable, nous seront là pour les croire, les supporter, les épauler dans leur démarche.

Par contre, en tant qu’homme, il y a un côté à tout ça qui me crée un malaise. 

Tout peut être interprété différemment d’une personne à l’autre.  Dans une lecture que j’ai fait suite à ces événements, on décrivait tout ce qui peut être du harcèlement. En résumé, tout ce qu’on peut dire à une femme, selon ce texte, peut en être.  Même dire à une femme qu’elle a un beau sourire puisque c’est une remarque sur son corps.  Si j’étais un homme célibataire présentement, j’y penserais à deux fois avant de chanter la pomme à une femme de peur de voir la police arriver chez-moi aux petites heures du matin pour me passer les menottes.


 


Je vous donne ici un exemple. Un gars, appelons-le Rodrigue, est à l’épicerie.  Rodrigue est dans la section des diners congelés, car il ne sait pas cuisiner.  Il croise Léopoldine qui, elle, a un panier rempli d’aliments frais.  À la blague, Rodrigue dit à Léopoldine: « les soupers doivent être drôlement plus savoureux chez-toi que chez-moi! Je peux m’inviter? ».  Dans mon histoire, Rodrigue n’a aucunement l’intention réelle de s’inviter chez Léopoldine, il est seulement un mec qui aime blaguer.  Léopoldine elle, a déjà vécu une mauvaise expérience.  Elle avait déjà croisé un mec dans une épicerie. Ils s’étaient tous les deux plu au premier regard. Dans la longue file d’attente à la caisse, ils avaient discuté et avaient convenu d’aller prendre un café juste à côté. Après deux ou trois rencontres, elle l’avait invité chez-elle.  Pour elle, le plan c’était de lui cuisiner un bon souper, de prendre un verre de vin, de regarder un film et de peut-être se coller un peu.  Pour lui, le plan, c’était de mettre la main sur elle, d’en faire sa possession, son objet sexuel.  Elle l’a laissé faire car elle avait peur, il était plus grand, plus gros et plus fort qu’elle. Comme personne n’avait rien vu, elle n’osait pas dénoncer, de peur qu’on ne la croit pas.  Après tout, c’était sa parole contre celle de l’autre.  Ce qui semblait être une blague anodine pour Rodrigue a fait remonter de mauvais souvenirs chez Léopoldine.  Son anxiété qui avait quasi disparue a refait surface à cause de quelques paroles en apparences innocentes

On dit aussi que 40% des femmes auraient été victimes de harcèlement en milieu de travail. 

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Quand vous serez au travail, regardez autour de vous.  Sur dix de vos collègues, quatre auraient subi du harcèlement.  C’est énorme.  En fait, c’est quatre de trop.  Par contre, ce que les gens interprètent, c’est que sur les dix hommes autour de vous, quatre seraient des agresseurs. Une donnée comme ça, ça fait peur, mais il faut relativiser les choses.  Le mec qui harcèle ou agresse fait habituellement plus d’une victime.  Donc, sur vos dix collègues masculins, il n’y en a surement qu’un seul qui a posé ces gestes, mais sur quatre victimes.  C’est quand même un de trop.

Nous ne sommes pas tous des agresseurs.  La plupart des hommes que je connais sont de bonnes personnes, et la vague de dénonciation que nous avons connu récemment fera de nous de meilleurs alliés pour vous. Pour les autres trouducs qui abusent des femmes, ils sont mieux de se tenir loin des femmes de ma vie, car je n’hésiterai pas à les exposer au grand jour.

 

 

 


Dominic Royer

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