Pourquoi je ne compterai pas mes je t’aimes.

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Il y a quelques années, un garçon m’a surpris avec la phrase suivante :

« Je ne veux pas dire “je t’aime” trop souvent, j’ai peur qu’un jour ça perde de sa valeur. »

Ah bon…

Sur le coup, je ne savais pas trop quoi penser de ces paroles tout droit sorties de nulle part. C’était pour moi un terrain inconnu, l’amour. J’avais lu tant de livres, vu tant de films, et écouté tant de chansons qui m’en avaient fait rêver. Malheureusement, il y a une énorme marge entre la fiction et la réalité.

Peut-être avait-il raison, au fond. Peut-être que l’amour était une matière rare qui devait être gardée pour les moments spéciaux, à ne pas gaspiller. Peut-être était-ce vrai qu’en disant trop souvent ces mots, ils allaient s’atténuer, puis un jour mourir.

Mais je réalise aujourd’hui qu’il avait tellement, tellement tort.

L’amour qu’on réserve à une personne ne peut pas mourir si on lui donne l’effort et l’énergie qu’il mérite. Si les gestes et les paroles concordent, que les deux se suivent dans la même direction, les « je t’aime » vont seulement grandir en valeur.

Encore maintenant, j’ai parfois des doutes. J’ai justement demandé à mon copain l’autre jour si je lui disais trop souvent que je l’aime. Car c’est vrai, je lui répète tout le temps.

« Merci d’avoir fait la vaisselle, je t’aime ! »

« Passes une belle journée, je t’aime ! »

« Wow tu es si beau, je t’aime ! »

« Merci d’exister, je t’aime ! »

Je n’exagère même pas. J’ai donc été heureuse de l’entendre me répondre qu’au contraire, ça lui faisait plaisir de l’entendre, et de pouvoir me le dire en retour, aussi souvent.

L’amour réciproque, qui pousse les deux personnes à évoluer dans une direction commune, c’est la plus belle chose qui soit. Alors, pourquoi ne pas montrer ma reconnaissance et mon bonheur ? Pourquoi ne pas le crier sur tous les toits ? Et surtout, pourquoi aurais-je à réduire ma consommation de « je t’aime » ?

Tant pis pour la modération, moi je veux consommer assez d’amour pour en être ivre de papillons !

La vie peut-être si courte, de toute façon. Je ne manquerai pas une seule occasion de partager mon bonheur avec mon amoureux, quitte à commencer à lui dire dans d’autres langues.

-Mylene

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Mylène Gosselin, 20 ans, proclamée Meilleure écrivaine émergente de l’année par mon chat, Arthur. Toujours à l’affût de produits de maquillage à prix charmants, de comptes Instagram inspirants, de livres à lire absolument et d’artistes débordants de talent.

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